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mardi 18 août 2026
MON VILLAGE NATAL
Villar-d'Arêne[1], orthographiée localement Villar-d'Arène ou Villar d'Arène, est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Elle fait historiquement partie de l'Oisans, bien qu'administrativement elle se rattache au Briançonnais depuis la création des départements après la Révolution française de 1789. Commune rurale, elle a compté au minimum 155 habitants en 1975, évoluant depuis plusieurs années, elle regroupe 330 habitants en 2014, répartis entre un village principal et plusieurs hameaux.
Au cœur des Alpes françaises et plus particulièrement dans le massif des Écrins, cette commune, dont le bourg principal est à une altitude de 1 650 m, se trouve sur un territoire de moyenne et haute montagne.
Elle bénéficie d'un environnement naturel préservé, d'une flore et d'une faune valorisés et protégés notamment au sein du parc national des Écrins et de la réserve naturelle nationale des Pics du Combeynot, ainsi qu'au sein du jardin botanique du col du Lautaret. De même que la commune voisine de La Grave, avec laquelle elle partage de nombreuses activités, c'est un domaine prisé des alpinistes et randonneurs, ainsi que des amateurs de sports d'hiver. Le patrimoine naturel, bâti et culturel de la commune comporte des particularités locales, telles la fabrication du « pain bouilli », tandis que des festivals artistiques contemporains prennent place sur la commune depuis plusieurs années.
Les habitants de Villar-d'Arêne se nomment les « Faranchins » et les « Faranchines ».
Géographie
Bouquetin des Alpes, vers le torrent du Rif de la Planche, sur la commune de Villar-d'Arêne et dans le parc national des Écrins.
La commune de Villar-d'Arêne, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).
Localisation
Villar-d'Arêne est une commune située dans les Alpes françaises. Elle se trouve à l'extrême nord-ouest des Hautes-Alpes. Elle est voisine de La Grave, qui était autrefois le chef-lieu du canton formé par les deux communes. Des villes proches sont à l'est Briançon (Hautes-Alpes) et à l'ouest Le Bourg d'Oisans (Isère). Les communes limitrophes sont La Grave, Le Monêtier-les-Bains, Pelvoux, Saint-Christophe-en-Oisans[2].
lundi 10 août 2026
La durance se jette dans la Clarée, mais elle a gardé son nom
Voila quelque chose de rare.
Ce n'est pas la première fois que la Durance impose son nom à un affluent plus important qu'elle.
Déjà près de sa source au pied du Col de Montgenèvre, elle réussit le tour de force de dominer la Clarée dans laquelle elle 'se jette' en amont de la Vachette. Elle récidive avec la Guisane, en aval de Briançon.
La vallée de la Clarée, qui conduit à Névache, est large, bien calibrée, longue de plusieurs dizaines de kilomètres. La Durance n'a pas de vallée, ce n'est qu'un filet d'eau insignifiant de quelques kilomètres.
La Guisane qui prend sa source au pied du Col du Lautaret, bien alimentée par les glaciers des vallons du Grand et du Petit Tabuc, l'emporte aussi sur la Durance même grossie de la Clarée.
Oui, mais elle descend de la crête faîtière, de la ligne de séparation des eaux entre l'Adriatique et la Méditerranée, et surtout, d'un col situé sur une voie de communication importante avant, pendant et après l'époque romaine. Comme il se doit pour être respectable, Hannibal et ses éléphants seraient même passer par là !
Évidemment les anciens ne pouvaient pas avoir conscience de tout cela, mais il est sûr que la grande vallée empruntée pour les communications avec la côte méditerranéenne a été très anciennement connue et nommée. Le nom de Durance atteste de cette ancienneté qui remonte au fond des temps. DUR- et -ANTIA sont deux radicaux hydronymes parmi les plus anciens et les plus courants. On retrouve d'ailleurs ce radical DUR- dans Doire, nom du cours d'eau sur le versant italien du Col de Montgenèvre.
Va pour le nom de Durance depuis le pied du Col de Montgenèvre jusqu'à la Méditerranée, ou presque1. Tant pis, pour la Gyronde, pourtant plus imposante. Mais pourquoi la Clarée ne s'est-elle pas appelée plus logiquement la Durance ? Les géographes des XVIIIe et XIXe siècles qui ont fixé la toponymie ne sont plus là pour répondre. Mais de toute façon, la vallée de la Clarée mérite bien ce nom distinct !
De toute façon, notre pauvre Gyronde n'a déjà pas réussi à imposer son nom, d'une part, de sa source à son confluent, et, d'autre part, à sa vallée, alors de là à l'imposer à la Durance ...
Note 1 : La Durance conflue avec le Rhône aux environs d'Avignon, mais dans des temps plus reculés, elle était un fleuve et rejoignait directement la mer.
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